Groupe médiéval Le Pocheriou

La veuze, cornemuse traditionnelle et médiévale

A part quelques gravures et sculptures, pas facile de se faire une idée précise sur les cornemuses du Moyen-Age. Et encore faut-il tenir compte des libertés de représentation propres aux artistes de cette époque. Tout au plus on peut dire que le bourdon, absent des cornemuses du onzième siècle, apparait au douzième et est répandu au treizième.
La cornemuse encore en activité au vingtième siècle qui ressemble le plus semble être la veuze, autrefois répandue dans le grand ouest, elle a disparu de Basse Bretagne à l’apparition de la cornemuse traditionnelle bretonne :le biniou koz, au dix-neuvième siècle, pour finalement se cantonner à la Vendée, au sud de Haute-Bretagne, et au Poitou. Elle a survécu de justesse dans le Pays Nantais, le Marais Breton et le Pays de Guérande, d’où une association, Sonneurs de veuze l’a fait renaître à travers le luthier Thierry Bertrand.

De la musique traditionnelle bretonne et vendéenne aux prestations médiévales

N’ayant aucune trace de l’expression des sonneurs du Moyen-Age, il peut être juste de s’inspirer de l’expression traditionnelle. Même si on sait que les musiciens médiévaux n’étaient pas autodidactes, il fallait qu’ils puissent prendre le temps et l’argent nécessaires à acheter et travailler un instrument, le mode de transmission privilégié au Moyen Age était la confrérie, et la passation de connaissances entre maître et disciple. Une enseignement très proche de ce qu’on trouve encore dans les couples de sonneurs traditionnels.
C’est de cette manière que Fred FANTAISIE a appris la bombarde et le biniou koz, de la part de son mentor Titi Yfig LE DIGABEL, un des derniers vieux sonneurs du vingtième siècle.
L’adaptation de ce phrasé traditionnel aux airs du Moyen-âge apporte une dynamique qui évoque dans nos oreilles modernes l’esprit qui pouvait régner à cette époque.

Les contes médiévaux

Le projet de création du Pocheriou avait dès l’origine une volonté de faire intervenir les contes dans les spectacles, avec une forte orientation médiévale. La première représentation du Pocheriou en solo à Cabourg comportait des dialogues fictifs entre le sonneur de veuze et sa poche. On reconnaitra sous ce terme non pas sa bedaine, mais sa cornemuse.
La spécialité de Fred FANTAISIE étant plutôt la musique, il fallait au projet une comédienne confirmée pour prendre toute sa splendeur.
La comédienne Fanny VANDER MEULEN apporte tout son talent à cette troupe, en profitant des arrêts, des interstices entre les morceaux médiévaux, pour haranguer la foule, attirer le badaud.
Quand on lui laisse un espace et un temps suffisant, sur podium ou sur scène, elle émerveille l’auditoire avec des contes médiévaux, on on a tout lieu de croire qu’ils comportent une grande part de vérité. Le talent de la conteuse apporte beaucoup à cette foi.

Les prestations de la troupe médiévale Le Pocheriou

Le format des prestations de la troupe Le Pocheriou évolue en fonction des lieux et des organisations.
En défilé ou en déambulation, les deux musiciens jouent des airs médiévaux à la veuze et au tambour, accompagnés de la danseuse qui virevolte autour d’eux et interpelle les passants.
Quand ils s’arrêtent sous un porche ancien ou dans un lieu typique d’une cité moyenâgeuse, la conteuse s’éveille, reprend son souffle, et entraîne les badauds dans des aventure rocambolesques, émerveillant les petits et les grands.
En salle, ou lors d’un repas en plein air, le trio ou le duo s’approche des tables pour égayer les convives. Cette animation est très adaptée à un repas de mariage à thème, ou une fête de comité d’entreprise.